| |
Le Tai Ji Quan est
une discipline basée sur sa propre théorie, dont les fondements
proviennent d'horizons divers mais étroitement liés.
Tout d'abord, on retrouve dans les principes tirés du Yi Jing (ou
livre des Mutations) la substance primordiale. CHEN Wangting s'est en
effet largement inspiré des théories du Yin-Yang et des
cinq éléments, tirées du Yi Jing.
|
Selon le Yi Jing (Yi King), on
retrouve dans les relations du Yin-Yang tout le processus
de la vie. Tous les phénomènes à caractère
statique, froid, sombre, passif, ou substantiel, sont attribués
au Yin. Tandis que ceux à tendance chaude, claire,
active ou fonctionnelle sont qualifiés de Yang. Ainsi,
ces deux éléments diamétralement opposés
et qui s'affrontent, sont pourtant dans une relation de
réciprocité (l'un ne pouvant exister sans
l'autre : on ne peut définir la chaleur qu'en relation
avec le froid).
De plus, il se joue entre eux un équilibre relatif
et dynamique, puisque la croissance d'un élément
entraîne la décroissance de l'autre (et vice-versa)
et qu'un élément poussé à son
extrême se transforme en son contraire.
|
|
|
|
|
Or, c'est cet ensemble de principes
universels que Maître CHEN Wangting va judicieusement
introduire dans sa pratique du Tai Ji Quan, principes dont
on percevra, au fur et à mesure du texte, les applications.
Le Daoyin et le Tuna, à l'origine du Qi Gong, se
constituent en véritable art : art d'associer esprit-respiration-mouvement
afin de rene libre le flux d'énergie, de sang et
d'essence (le Jing) et de donner ainsi à l'organisme
(au sens large : somatique et psychique vus dans une relation
dinterdépendance) santé et harmonie,
par le renforcement de l'énergie vitale.
Maître CHEN Wangting a appliqué les rudiments
du Qi Gong, ceux-là même qui font l'union de
l'être, à son art, en ajoutant au contenu martial
déjà existant, une dimension capitale pour
le renforcement de la santé.
|
|
|
Avec les Méridiens, (véritable
réseau où circulent sans cesse énergie
et sang, et qui permet au corps de s'édifier en une
unité intégrale), c'est le caractère
de globalité et de fluidité des mouvements
propres au Tai Ji Quan qui sont mis en avant : le moine
mouvement nécessite l'activation de toutes les parties
du corps et ce de façon continue, sans blocage, ni
saccade. C'est de là que va naître la "force
en spirale", à l'image du fil de soie qui s'entortille
autour d'une barre de fer.
Toute création n'étant qu'emprunt, synthèse
et assimilation, Chen Wangting s'est inspiré de techniques
et de principes d'autres écoles, dont il a su puiser
le meilleur afin de les intégrer à son propre
style.
|
|
|

|
|